Le gouvernement accentue encore la pression fiscale


Le Président de la République avait prévenu les Français lors de sa campagne de 2012 : « le changement, c’est maintenant ! ». Effectivement, il n’avait pas menti sur ce point confrontant ainsi les Français à une succession de bouleversements sociétaux, économiques, réglementaires, sociaux ou fiscaux comme ils n’en avaient jamais connus dans le passé. Seulement, à bien y regarder, nous constatons que le changement annoncé est bien loin de ce qu’ils espéraient :

• La hausse de leur impôt sur le revenu et l’augmentation des taxes (y compris avec effet rétroactif…) grèvent leur pouvoir d’achat et réduit la consommation.

• La réforme des rythmes scolaires coûtera très cher et devra être financée par les impôts locaux, par une facturation des nouvelles activités aux familles, voire par une diminution des services proposés à la population.

• La nouvelle loi Duflot sur le logement, en définissant des objectifs inatteignables et en majorant les pénalités, vise à faire supporter par certaines communes tout l’effort de financement du logement social que l’Etat ne pourra prochainement plus assumer.

• Les communes dont les habitants ont un revenu plus élevé que la moyenne nationale seront lourdement ponctionnées pour alimenter un fonds de péréquation dont personne ne maîtrise la répartition.

• Les dotations de l’Etat vont diminuer de près de 4 % en 2014 et du même montant en 2015, remettant en question les programmes pluriannuels définis par les collectivités locales.

• Et voilà qu’à présent, on annonce une grande réforme fiscale qui pourrait fusionner la CSG avec l’impôt sur le revenu, instaurant, de fait, une progressivité de la CSG actuellement proportionnelle aux revenus ; chacun sait ce que cela signifie…

 Décidément, le gouvernement ne manque pas d’imagination pour faire payer davantage les Français, soit de façon directe, soit en poussant les collectivités locales à les taxer davantage pour faire face aux nouvelles dépenses qu’il exige. Il ne lui restera plus qu’à faire croire que ce sont les collectivités elles-mêmes qui auront décidé ces augmentations d’impôts…

Autre contrecoup ouvertement dénoncé par l’Association des Maires de France : « les communes n’auront bientôt plus les moyens d’investir ». Sachant que 71 % de l’investissement public est le fait des communes, on n’ose imaginer l’effet désastreux que cela produira sur l’économie française dans les toutes prochaines années…

Olivier Lebrun

(publié le Samedi 30 novembre 2013)

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