Franchissons ensemble cette période délicate


La France devient-elle schizophrène ?

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Alors que les ministres des finances et du budget nous ont préparés à une hausse durable des impôts, le Président de la République nous annonce qu’il n’y aura pas « d’augmentation généralisée des impôts« , comme il l’avait déjà promis en septembre 2012 et répété ensuite. Nul ne sera insensible à ces précautions de langage cachant la vérité. Les hausses ont finalement atteint tous nos concitoyens, d’une façon ou d’une autre.

Récemment interrogé par un journaliste qui lui indiquait que « les contrats d’avenir, ça coûte très cher » , François Hollande avait répondu :  » Non, c’est l’Etat qui paye« . Drôle de réponse pour un chef d’Etat sachant que tout ce qui est payé par l’Etat l’est par les contribuables ! Pense-t-il de même pour les dépenses imposées aux communes (les rythmes scolaires, par exemple) : « Ce sont les communes qui payent » ?

En tant qu’élus responsables, nous savons bien que rien n’est gratuit et que tout service à la population coûte au contribuable ou à l’utilisateur. Nous constatons aussi que les efforts qui devaient être faits par l’Etat sur ses propres dépenses devront, en réalité, être assumés par les collectivités locales : les dotations accordées par l’Etat continueront à diminuer bien au-delà de ce qui était prévisible et, plus grave, les ponctions financières sur les communes dites favorisées au profit de celles dites défavorisées augmenteront fortement. Le plus consternant est qu’il ne s’agira pas de financer des investissements ailleurs, mais plutôt d’aider certaines communes à diminuer leurs impôts en nous poussant à les augmenter ici. L’étranglement est donc inévitable si nous n’opérons pas des coupes dans les dépenses. Dans ce contexte, la ville pourra-t-elle maintenir le niveau de services rendus aux habitants ?

Heureusement, Viroflay recèle des ressources insoupçonnées car, s’il fait bon y vivre, c’est grâce à la participation constructive et à l’état d’esprit positif de nombreux Viroflaysiens. C’est donc ensemble que nous pourrons prendre les mesures nécessaires pour franchir cette période délicate. C’est une question de respect, de lucidité, de sens de la responsabilité et de refus de l’individualisme. C’est ainsi que nous pourrons préserver notre ville et lutter contre une hausse de la fiscalité en compensation du désengagement massif de l’Etat.

Les 27 élus de l’Union Pour Viroflay

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