Comment continuer à assurer un service public de qualité ?


Toutes les communes de France ont maintenant voté leur budget dans un contexte financier plus que jamais tendu. Vous connaissez tous les raisons de ces tensions : transferts de charges de l’Etat vers les collectivités, prélèvements sur leurs ressources pour alimenter d’autres communes dites défavorisées, dotations financières de l’Etat en chute libre… Lors de notre réunion publique autour du budget en janvier dernier, nous vous avons indiqué qu’en l’espace de 3 ans, nous aurions à faire face à la disparition de près de 10% de nos recettes, soit plus de 2 millions d’euros !

Conformément à nos engagements, nous avons choisi de Service publicne pas répercuter ce manque à gagner sur les impôts en décidant de maintenir les taux pour la 7ème année consécutive.

Nous avons aussi choisi de ne pas augmenter significativement les tarifs des activités qui concernent très majoritairement des familles déjà très lourdement touchées par les hausses d’impôts sur le revenu de ces quatre dernières années. En revanche, nous avons clairement choisi de diminuer nos dépenses sur tous les plans : achats, énergie, contrats renégociés…

Toutefois, compenser 2 millions d’euros sans toucher à la masse salariale qui représente 55% du budget communal, sera impossible, d’autant que le gouvernement prend régulièrement des mesures catégorielles ou, dernièrement, d’augmentation du point d’indice des fonctionnaires qui alourdit mécaniquement cette masse.

Comment faire, alors, pour continuer à assurer un service public de qualité quand les efforts financiers imposés par l’Etat impliqueraient de supprimer entre 30 et 50 postes des effectifs ?

Le « tableau des effectifs » n’est pas abstrait ; il correspond à des emplois, des hommes et des femmes au service des habitants, que ce soit dans les crèches, pour l’entretien de nos espaces verts, dans les écoles, les restaurants scolaires… Sans le dire, bien sûr, nos gouvernants créent la pénurie qui supprime des emplois qui devront être assumés par les maires. Une fois engagées les premières mesures d’optimisation des services municipaux ou le non‑remplacement de départs en retraite, la question est de décider quels sont les services à la population à supprimer ou à réduire pour trouver de nouvelles économies. Une seule chose reste certaine : les élus auront toujours le tort d’avoir fait les mauvais choix…

Les 27 élus de l’Union Pour Viroflay

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