Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice


Jean-Pierre Le Blon s’en est allé, en ce début d’année viroflaysienne du bénévolat. Au sein de l’USMV, il l’avait incarné pendant des décennies, avec toute la passion et le dévouement qu’il considérait comme indissociables dans cet engagement. Pour lui, l’implication dans un club était avant tout bénévole et, quand on aime, on ne compte pas ! Ni ses heures, ni sa sueur, ni son cœur.

Son témoignage nous a manqué pour la soirée du bénévolat. Non parce qu’il aurait été intarissable sur le sujet, comme le sont tous les passionnés, mais parce que son enracinement viroflaysien en faisait un des nôtres et que ses anecdotes nous auraient été familières. Attaché aux sources, il nous aurait peut-être rappelé que « bénévole » vient du latin benevolus, bene / bien et volo, je veux. Une personne bénévole veut le bien, celui des autres, et elle le fait bien. Elle est bienveillante.

Tous ceux qui en ont fait l’expérience vous diront comment ils sont « tombés dedans ». En dehors de ceux à qui c’est apparu comme une évidence, à certains, on avait juste demandé un coup de main « une fois par trimestre ». D’autres se sont dit « pourquoi pas, si je peux me rendre utile, une fois de temps en temps ? ». Tous ont connu cette passion croissante pour ce qui n’était, au départ, qu’une opportunité, un « passe-temps », avant de comprendre combien le temps est un trésor à sauvegarder, partager, offrir. Chacun peut mesurer la part de lui qu’il peut « mettre au pot ». Non-seulement elle ne sera pas perdue, mais il y a fort à parier qu’elle sera féconde en se conjuguant aux autres gouttelettes. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de déclencher des torrents emportant tout sur leur passage, mais bien de former des ruisseaux irrigant les terres qui produiront des fleurs ou du blé, des rivières faisant tourner des moulins ou des fleuves où naviguer.

Comment cela se produit-il ? Très facilement. Souvent avec une idée simple qu’il est plus facile de mettre en œuvre à plusieurs et, quand deux ou trois auront commencé, d’autres viendront porter leur pierre à l’édifice. Si c’est si facile, pourquoi n’est‑ce pas plus répandu ? Justement, parce qu’il n’y a pas de bénévolat sans désintéressement ou, comme le dit Sherry Anderson : « Si le bénévolat n’est pas payé ce n’est pas parce qu’il ne vaut rien, c’est parce qu’il n’a pas de prix ».

 

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