La Loi, la Morale et le Fisc


La Loi, la Morale et le Fisc

Dans les pays démocratiques, chacun contribue, par l’impôt, aux fonctions que doit exercer l’État pour protéger ses citoyens : la police, l’armée, la justice. Puis, par extension, l’éducation, la santé…. Pour la plupart, il s’agit aussi d’un moyen de redistribuer la richesse sachant que, dans tous les cas, ceux qui gagnent plus paient davantage. Ceci relève d’une approche comptable et de la volonté des peuples.

En France, le système est dévoyé depuis de nombreuses années. Le « riche » ne paie pas seulement plus car il peut contribuer davantage, mais parce qu’il est « taxé » de riche. La moitié des ménages étant exonérée d’Impôts sur le revenu, toute baisse d’impôt devient alors « un cadeau aux riches ».

Chaque année, la Loi de Finances précise comment seront répartis les prélèvements fiscaux, avec leurs taux, cibles… et cas d’exonération. La nouveauté dans l’esprit des Français réside dans la scission introduite depuis plusieurs mois entre la loi et la morale. On se souvient comment cette dichotomie a disqualifié le candidat de la Droite et du Centre au profit de l’actuel Président de la République (aucune condamnation n’ayant été prononcée et aucun parquet ne s’empressant plus de juger l’affaire dont il s’était pourtant saisi en urgence !).

Maintenant, il n’est pas une journée sans que, dans le cadre des Paradise Papers, l’un ou l’autre n’y aille de sa dénonciation. À croire que les Français prennent goût à la délation. Le discours est constant : c’est légal, mais pas moral (ou, « c’est limite »).

Mais de qui se moque-t-on ? Combien sont les contribuables français qui n’appliquent pas les réductions d’impôts prévues par la loi, parce que cela ne serait pas moral ?  Et notre ancien ministre des finances devenu commissaire européen (aux affaires économiques !) faisant part de son effroi en découvrant les révélations des Paradise Papers, est-ce de l’hypocrisie, de l’incompétence ou une offense à notre intelligence ? Probablement au moins deux sur les trois.

Alors, de grâce, au moment où nos communes tremblent dans l’attente du nouveau coup qui va leur être asséné, revenons à l’essentiel. Si la loi est immorale, il faut la changer. Si elle est juste, cessons de pousser des cris d’orfraie. Et avançons vers une harmonisation fiscale, au moins en Europe, cette Europe dont on attend qu’elle soit protectrice.

 

Les 27 élus de l’Union Pour Viroflay

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