Vous avez dit « épisode neigeux » ?


 

 

Durant cet interminable hiver gris, nous avons vécu des « épisodes neigeux ». Il ne faut pas dire « il a neigé, c’est normal, en hiver ». La terminologie officielle transforme un phénomène banal en discours dogmatique sur le dérèglement climatique.

S’il est vain de contester un phénomène que nous pouvons facilement constater, il reste étonnant que toute utilisation de termes ou d’expressions qui banaliserait l’évènement soit aussitôt suspecte. Pendant ces jours blancs, nous nous sommes flagellés avec les railleries de nos cousins canadiens. Il est pourtant facile de deviner ce que penseraient les Viroflaysiens si la ville investissait dans cinq ou six chasse-neiges, pour le cas, où…

En février, des autorités ont, en revanche, pris quelques mesures radicales à nos portes en fermant la N118 à la circulation et en interdisant la circulation des camions. Principe de précaution ? Sans doute, avec son cortège de conséquences : magasins d’alimentation qui se vident, artisans en rupture de matières premières et de pièces de rechange, etc. Certes, la réglementation française ne contraint pas les poids lourds à s’équiper en pneus d’hiver. Certes, la N118 est pentue, mais nul ne peut croire que, moyennant un salage soigné, voire un filtrage efficace, elle n’aurait pas pu rendre service.

Beaucoup de Français sont restés chez eux, contribuant ainsi au ralentissement de l’activité économique. Il fallait fermer les écoles car « c’était dangereux » ! Puis beaucoup sont partis en vacances… à la neige, pour les plus chanceux. Là, il n’y avait plus de risque. On dit les sports d’hiver dangereux (131.000 blessés pour la saison 2016-2017) mais tous ceux qui le peuvent y courent. Ils connaissent les risques… et ils les assument. Il est vrai que le terme « sécurité » est beaucoup plus utilisé que celui de « risque ». Depuis l’enfant qui se dresse, puis fait son premier pas, la prise de risque est la condition indispensable du progrès, puisqu’on apprend plus de ses échecs que de ses succès.

Chacun doit pouvoir poser ses actes en en mesurant les conséquences. Sans mettre la sécurité d’autrui en péril mais en choisissant la part qu’il se réserve. L’État, lui, doit prendre à cœur la sécurité de ses citoyens, mais pas les empêcher individuellement d’aller de l’avant.

 

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