L’été 2026 restera dans les mémoires pour ses épisodes de canicule à répétition. À l’échelle nationale, 4 000 écoles ont dû fermer au moins une journée en juin et 11 000 autres aménager leurs horaires. À Viroflay, nous avons choisi d’accélérer. Pendant les vacances, en plus de la campagne annuelle de travaux, chaque école a été dotée d’une grande pièce climatisée et les classes les plus exposées ont reçu des brasseurs d’air. Soit près de 190 000 euros consacrés au rafraîchissement de nos écoles et de nos crèches. La cour de l’école élémentaire Corot a par ailleurs été désimperméabilisée et sera végétalisée dans quelques semaines sur un projet élaboré l’an dernier avec les élèves de deux classes et les équipes municipales et pédagogiques. D’autres cours seront désimperméabilisées dans les années qui viennent.
Ces travaux, nous les avons financés sur nos propres ressources. Fin juin, l’État annonçait pourtant un plan d’urgence pour le confort d’été des établissements scolaires, dont près de 60 millions d’€ confiés à la Banque des territoires et au programme Actee. Fin juillet, 40 de ces 60 millions d’€ ont été gelés, puis réorientés vers un autre dispositif. Il reste 16 millions d’€, réservés aux diagnostics des 2 500 écoles les plus vulnérables, dont la liste n’est toujours pas arrêtée. Entre l’annonce et le versement, il y a eu l’été…
Cette séquence éclaire l’exercice budgétaire qui s’ouvre. Pour 2027, l’État envisage de faire porter aux collectivités locales un effort de 6 à 7 milliards d’€, décision qui, par la force des choses, réduira la capacité d’autofinancement dont nous avons précisément besoin pour rénover nos écoles et adapter la ville au dérèglement climatique. Chaque euro annoncé puis retiré se traduit en effet par un projet différé.
Nous continuerons donc comme nous l’avons toujours fait, en n’engageant que ce que nous sommes capables de financer, en empruntant pour les seuls investissements structurants et en assumant nos priorités plutôt qu’en attendant des promesses. Nos équipements et nos écoles ne peuvent pas attendre la prochaine circulaire.


